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Toujours autant de cochonneries dans les tampons!

par Valentina San Martin

27 FÉVRIER 2019

Health

D’après un nouveau rapport du magazine français «60 Millions de consommateurs», les protections hygiéniques – y compris celles qui sont bio! – contiennent encore des substances toxiques. Pourtant, en juillet dernier, l’Anses avait demandé aux fabricants d’améliorer la qualité de leurs produits.

En 2016 déjà, «60 Millions de consommateurs» publiait un article révélant la présence de résidus toxiques dans les protège-slips et autres tampons. Suite à cette révélation, l'agence de sécurité sanitaire française (Anses) avait lancé ses propres investigations et demandé aux fabricants «d’éliminer ou, à défaut, de réduire autant que possible la présence de ces substances dans les protections intimes, notamment les substances présentant des effets cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR), perturbateurs endocriniens ou sensibilisants cutanés». Sauf que trois ans après, rien n’a changé.

Suite à une seconde étude sur le sujet publiée dans son numéro de mars, le magazine relève à nouveau la présence des traces de désherbant: le glyphosate, qui entre notamment dans la composition du très controversé Round Up. Cela concerne autant les marques connues de serviettes et de tampons vendues en grandes surface que les produits labellisés bio.

Situation aggravée

«Autre résultat remarquable: la présence de phtalates que nous n’avions pas détectés auparavant», peut-on lire dans l’article. Plus précisément, il s’agit du DEHP, une substance qui fait partie des phtalates «les plus préoccupants» précise le magazine. Pour rappel, les phtalates sont des produits chimiques qu'on retrouve dans les matières plastiques et qu'on soupçonne d'être des perturbateurs endocriniens.

«60 Millions de consommateurs» regrette qu'«encore trop de marques restent floues sur les ingrédients utilisés dans leurs protections périodiques». Le magazine encourage donc les labels de protections hygiéniques à être plus transparents. «Sans réglementation contraignante, les marques n'ont pas l'obligation d'afficher la composition de ces produits, sauf s'ils incorporent une lotion ou l'une des 26 substances parfumantes allergènes du règlement européen sur les cosmétiques», affirme la publication.

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