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AFP

Taper «lesbienne» sur Google ne conduit plus d’office à du porno

par Margaux Habert

22 JUILLET 2019

Life

C’est une victoire pour la communauté des femmes homosexuelles. Le mot «lesbienne» rejoint la classification du mot «gay» qui, lui, renvoie sur des articles de presse, des sites d’associations ou des définitions depuis longtemps.

Depuis quelques jours, taper «lesbienne» dans la barre de recherches de Google ne mène plus à du contenu pornographique ou des sites pour adultes (en tout cas pas sur les premières pages).

Le collectif français #SEOlesbienne se battait depuis des mois contre l’entreprise américaine pour que ce terme soit mieux référencé sur le moteur de recherches.

Une victoire toutefois encore incomplète pour les associations: comme le fait remarquer le magazine «Têtu», les recherches vidéos sur Google mènent toutes à du porno.

«Lesbienne», le mot qui fait peur à internet

Les courriels de l’European Lesbian* Conference sont souvent considérés comme des spams. Les adresses mail de ses militantes et activistes, qui contiennent le mot «lesbian», passent pour des envois de pourriels à caractère pornographique dans les filtres de Gmail et consorts.

Du côté des réseaux sociaux, le constat est tout aussi navrant, avec des mots interdits. En France, la section parisienne d’un collectif de femmes qui travaillent dans le domaine de la technologie a dû changer son nom pour s’inscrire sur Facebook. «Lesbians Who Tech» est ainsi @LWhoTechParis sur le réseau créé par Mark Zuckerberg.

Les New-Yorkaises du collectif Revolting Lesbians ont été contraintes de nommer leur compte Twitter @Revoltingdykes («dyke» se traduit par «gouine» en français). L’une des activistes du groupe, Anne Maguire, l’a expliqué au site Vice: «Le mot "lesbian" n’était pas accepté par le réseau social lorsque nous avons créé notre compte. Paradoxalement, «dykes» a été validé…»

Revoltinglesbians sur Instagram Friday Magazine 2
Instagram revoltinglesbians

Google «conscient» du problème

Numerama, un média spécialisé dans le numérique, a demandé des explications à Google sur le référencement des mots qu’il considère comme tabou. L’entreprise californienne a répondu être consciente des problèmes et qu’elle développe ses algorithmes au quotidien pour améliorer les résultats des recherches.

Un ingénieur a donné l’exemple des mots «teen» et «girl», eux aussi longtemps considérés par le moteur de recherches comme des appels à la pornographie. Des mesures ont depuis été prises pour différencier les requêtes innocentes des sites pornos.

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