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Unsplash Anthony Tran

Les ruptures amoureuses seraient scientifiquement plus difficiles pour les jeunes

par Margaux Habert

24 OCTOBRE 2019

Health

Selon un neurochirurgien, l’explication est hormonale et pas uniquement liée au manque d’expérience chez les ados et les jeunes adultes.

Se retrouver en PLS dans le noir avec Taylor Swift en fond sonore en se disant qu’on ne s’en relèvera jamais. On est toutes passées par là, notre meilleure amie s’en souvient: c’est elle qui nous caressait les cheveux à ce moment-là (avant que les rôles ne s’inversent). Le tout sous le regard compatissant mais las de nos parents. Et plus on est jeune au moment fatidique, plus la peine est grande.

Pour le neurochirurgien américain Rahul Jandial, c’est du côté des taux d’hormones qu’il faut chercher un coupable de cette souffrance. Comme le médecin l’explique dans «Cosmopolitan», la charge de testostérone ou d'œstrogènes qui accompagne une pulsion sexuelle est particulièrement forte et reste gravée plus longtemps dans le cerveau chez les jeunes. «Cela ne signifie pas que les personnes de 40 ans et plus n’ont plus de pulsions, mais les hormones féminines changent et celles des hommes diminuent avec l’âge», explique-t-il.

Un manque comparable à un sevrage

Le cerveau assimile une rupture à une douleur physique, un peu comme le manque causé par certaines drogues. Des chercheurs de l’Université de Columbia ont faisant passer un examen IRM à des personnes qui venaient de se faire larguer. Résultat: ce sont les mêmes zones du cerveau que pour la douleur physique qui s’illuminaient.

Par ailleurs, l’amour et particulièrement les premiers émois libèrent des substances dans le cerveau comme la dopamine et la sérotonine. Toujours selon le neurochirurgien, ce sont les mêmes qui sont artificiellement produites avec la prise de cocaïne ou d’ecstasy. «L’amour et la drogue nous font vivre des montagnes russes similaires, c’est pour cette raison que la douleur est aussi comparable.».

Les ruptures sont de moins en moins douloureuses

Le médecin explique encore qu’au bout de trois, quatre, cinq ruptures, la douleur s’amoindrit. «On gagne en sagesse et en expérience pendant que nos taux d’hormones diminuent.»

Nos parents avaient donc raison quand ils nous disaient qu’on allait s’en remettre. En revanche, aucune donnée médicale ne vient contre-indiquer un abus de chansons niaises. Merci Taylor Swift.

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