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Quand le harcèlement sexuel en ligne devient banal

par Valentina San Martin

15 NOVEMBRE 2018

Life

Près de deux femmes sur trois auraient subi un comportement déplacé en surfant sur des sites de rencontres. La dernière étude réalisée par l’Institut français d’opinion publique révèle des chiffres inquiétants.

Sollicitations interminables, comportements insistants, demandes déplacées, voilà ce que les femmes subissent sur les sites de rencontres. C’est le constat d’une enquête menée par l’Institut français d’opinion publique (Ifop). L’étude a été menée du 17 au 19 octobre 2018 auprès d’un échantillon de 1031 adultes inscrits sur un site de rencontres.

Harcèlement sexuel: un problème qui touche surtout les femmes

69% des femmes disent avoir été victimes de comportements déplacés. Les formes du harcèlement sont variées. Cela va des avances répétées (51%), aux propos obscènes (49%) en passant par l’envoi d'une photo d'un sexe. 42% des femmes disent avoir reçu des «dick pics» et ce taux grimpe à 63% chez les moins de 25 ans. Aussi, ce n'est pas parce que l'on subit du harcèlement sur une plateforme virtuelle, que cela diminue sa gravité. L’étude est claire à ce sujet: «Le caractère virtuel des agressions subies sur les plateformes de rencontres n’atténuent en rien leur intensité. Près des deux tiers des victimes (64%) considèrent que ces formes de harcèlement en ligne sont tout aussi violentes que les agressions que l’on peut subir dans la vie réelle.»

Des plateformes qui encouragent le manque de considération

D’après François Kraus, directeur du pôle Politique de l’Ifop, «les sites de rencontres sont un terrain propice à ce genre de dérapages. Ils sont de plus en plus associés à des rencontres faciles, ce qui amène l’idée que les utilisatrices sont des femmes faciles en attente de relations purement sexuelles», explique-t-il à Konbini news.

Oui mais…

Même si de manière générale les femmes sont plus nombreuses à avoir eu de mauvaise expériences, les hommes ont aussi leur lot de mésaventures. Ils sont beaucoup plus nombreux (42%) que les femmes (23%) à s’être déjà fait poser un lapin lors d’un rendez-vous. Ils sont également davantage à avoir été victimes de ghosting (56%) contre 53% des femmes.

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