Capture D’Écran Qm
Capture d'écran Queering Map

Planète queer

par Valentina San Martin

18 MAI 2018

Life

Créer une carte virtuelle pour mieux représenter les personnes LGBTQ+, c'est la mission que s'est donnée un étudiant canadien en imaginant Queering the Map. L'idée: se réapproprier des lieux remplis de souvenirs. On y raconte son coming-out ou encore sa première expérience homosexuelle.

À moins d’être totalement à la masse, Google Maps, tout le monde connaît. Mais sais-tu qu’il existe une version revisitée de la fameuse carte en ligne? Au lieu d’être gris, tous les espaces sont roses. Quant aux épingles oranges servant de point de repère, elles sont noires. Cette carte un peu spéciale s’appelle Queering the Map et elle permet aux personnes queer (le terme fait référence à toute idée allant à l’encontre des normes hétéronormatives) de partager des expériences qui ont forgé leur identité.



Créé par un étudiant de l'Université Concordia, Lucas LaRochelle, le projet cartographie les souvenirs et les expériences des individus queers du monde entier. Lucas explique que l’idée lui est venu un jour sur le chemin du retour à la maison. «Je rentrais chez moi à vélo, lorsque je suis passé devant l’arbre où j'avais rencontré un de mes premiers partenaires. J’ai ressenti quelque chose de très intense. Du coup, j'ai voulu capturer les expériences de la communauté queer et les cartographier» raconte-il au McGill Daily, un journal estudiantin canadien.



«Alors que la vie queer devient de moins en moins centrée autour de quartiers spécifiques et de bâtiments, les notions d'espaces queer devient plus abstraites et moins liées à des lieux géographiques concrets», peut-on lire sur le site Queering Map. «L'objectif du projet Queering the Map est de documenter collectivement les espaces qui retiennent la mémoire queer, des bancs de parc aux garages de stationnement, pour marquer des moments de queerness où qu'ils se produisent.» Si tu jettes un coup d’œil à la carte, tu pourras donc repérer les lieux qui ont été témoins d’expériences marquantes.

Capture Qm
Capture d'écran Queering Map

On peut partager toutes sortes de souvenirs sur la carte. #Olé!

Voici quelques exemples suisses
  • «Nous étions en train de flirter dans un bar et tu as dis que tu étais heureux et que tu te sentais libre car chez toi, c’était impossible de se montrer comme ça en public. Je suis touché.e que cet événement fasse désormais partie de ta vie.» (Lausanne)
  • «C'était la première fois que j'allais nager avec des amis, depuis que j’étais trans. Enfin, je me sentais à l’aise avec mon corps vis-à-vis des autres. Je me suis sentie fière et heureuse en tant que personne trans.» (Saint-Sulplice)
  • «J’étais au gymnase et c’est ici que je me suis rendue compte que je n’étais pas juste intéressée pas les mecs.» (Genève)


Lucas LaRochelle assure que l’anonymat de chaque personne qui témoigne est respecté. Il affirme également que la plateforme est largement surveillée afin qu’aucun contenu haineux ne soit publié. «La Queering the Map dispose maintenant d'un panel de modérateurs mettant tout en œuvre pour s'assurer qu'aucun contenu indésirable ou potentiellement dangereux (comme des adresses, des numéros de téléphone ou les noms complets) ne soient postés sur le site» précise-t-il au site The Outline.


La map se remplit de jour en jour. Il y a toujours quelqu’un qui a quelque chose à raconter dans le monde. De l’Amérique, en passant par l’Afrique ou encore l’Asie, tous les continents sont marqués de points noirs. Sauf peut-être l'Antarctique…

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