paris jackson
AFP

«Paris Jackson est une hypocrite»

par Marie-Adèle Copin

23 AOÛT 2018

Entertainment

La fille de Michael Jackson s'est excusée auprès de la communauté LGBTQ+ pour la Une du «Harper’s Bazaar» Singapour, Etat-ville où l’homosexualité est illégale.

Paris Jackson est au cœur d’une polémique. Celle qui a rendu publique sa bisexualité en juillet dernier s’est excusée cette semaine pour avoir fait la couverture de l’édition singapourienne de «Harper’s Bazaar» du mois de septembre. Problème: l’homosexualité est interdite et passible de deux ans de prison dans l’Etat-ville.



L’actrice et modèle de 20 ans a été vivement critiquée par Jamie Tabberer, le rédacteur en chef du magazine en ligne Gay Star News. Dans un article, il qualifie son apparition d’«hypocrite».

Paris a immédiatement effacé le post Instagram dans lequel elle avait partagé la Une du magazine et s’est excusée dimanche sur Twitter: «Je ne veux pas être hypocrite ou blesser qui que ce soit et mon soutien à la communauté LGBTQ+ passe avant mon amour pour la mode. Encore une fois, je suis désolée».



Mais la jeune femme s’est ensuite défendue. Toujours sur Twitter, elle a expliqué que cette couverture était le signe d’un «progrès». En effet, pour certains de ses fans, c’est une occasion de donner de la visibilité aux membres d’un groupe rarement représenté dans les médias singapouriens.



Plusieurs personnalités ont apporté leur soutien à la star, comme Lauren Jauregui, chanteuse bisexuelle du groupe Fifht Harmony, nommée célébrité de l’année 2017 lors des British LGBT Awards: «Dans un pays où il est tabou d’être vu et reconnu membre LGBTQ+, elle a décroché une couverture. C’est énorme. Pour elle et pour le magazine». Parmi ses défenseurs, il y a également Leow Yangfa, directeur exécutif d’Oogachaga, une organisation de soutien aux personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres de Singapour: «Il est rare de voir une telle représentation et une telle visibilité dans les médias traditionnels locaux», a t-il déclaré au «New York Times».


Une loi non appliquée


En 2007, Singapour a revu son interdiction, datant de 1860, des relations sexuelles orales et anales entre adultes consentants. Néanmoins, le gouvernement n’a pas abrogé l’annexe qui vise les relations sexuelles entre deux hommes (une loi qui ne concerne pas les femmes). La même année, le Premier ministre Lee Hsien Loong a déclaré que le gouvernement ne ferait pas respecter la loi. Les poursuites ont été rares, mais en 2010, un Singapourien du nom de Tan Eng Hong a été poursuivi pour avoir pratiqué une fellation dans des toilettes publiques.

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