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Une femme sur deux croit que la monogamie la protège du HPV

par Eva Grau

5 SEPTEMBRE 2019

Health

Un sondage britannique le confirme: la plupart des femmes ignorent que le papillomavirus humain peut se développer des années après l’infection.

La monogamie ne protège pas du papillomavirus humain (HPV). Pourtant, près d’une femme sur deux est convaincue du contraire. C’est la conclusion d’un sondage mené auprès de 1500 femmes britanniques et commandé par le Jo Cervical Cancer Trust. Cette association caritative rappelle que le HPV peut être latent durant des mois, voire des années, après l’infection. Ce d’autant que cette dernière est asymptomatique.

Ainsi, 48% des femmes interrogées dans cette enquête affirment ne pas se sentir à risque d’infection du fait d’être dans une relation monogame stable. Et 7% pensent que si le HPV est diagnostiqué chez leur partenaire, c’est parce qu’il ou elle a été infidèle récemment. Or, il peut s’agir d’une infection antérieure à la relation et dépistée tardivement. Plus inquiétant encore, une femme sur cinq dit ne pas savoir comment se transmet le virus et 52% des sondées avouent ne pas savoir que les femmes comme les hommes peuvent être concernés.

Se faire dépister pour éviter le cancer

Le papillomavirus peut entraîner la formation de lésions et évoluer notamment en cancer du col de l’utérus. Environ 90% des cas pourraient être évités si les femmes se faisaient dépister. Or, l’enquête britannique démontre que 42% des sondées estiment ne pas avoir besoin de dépistage si elles ont déjà été vaccinées. Faux, rappelle le «Daily Mail»: le vaccin ne protège pas contre tous les types de HPV susceptibles de provoquer un cancer.

Cinquième cancer le plus fréquent en Suisse

En Suisse, environ 250 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus sont diagnostiqués chaque année, selon les estimations de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Il s’agit du cinquième cancer en termes de fréquence chez les femmes entre 20 et 49 ans.

«Selon les estimations, 70 à 80% des femmes et des hommes sexuellement actifs sont infectés au moins une fois dans leur vie par ces virus. Ceux-ci disparaissent dans l'année suivant l'infection dans 70% des cas et dans les deux ans dans 90% des cas. La classe d'âge la plus touchée est celle des 16 à 25 ans», peut-on lire sur le site de l’OFSP.

Vaccination avant le premier rapport sexuel

La vaccination, surtout si elle intervient avant la première expérience sexuelle, permet de protéger contre les types de HPV les plus fréquemment responsables des cancers du col de l'utérus et d’autres maladies cancéreuses. Elle est gratuite pour les filles et garçons, ainsi que pour les femmes et hommes de 11 à 26 ans, si elle est effectuée dans le cadre des programmes de vaccination cantonaux, rappelle l’office.

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