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AFP

L'action de Marie S’Infiltre à la marche #NousToutes choque (et ne fait pas rire)

par Marie-Adèle Copin

25 NOVEMBRE 2019

Life

Samedi 23 novembre, à Paris, l’humoriste française a tourné un sketch dans le cortège de la marche contre les violences faites aux femmes. Le happening a été très peu apprécié. Marie S’Infiltre se défend.

Marie S’Infiltre est-elle allée trop loin cette fois-ci? Après son passage remarqué au défilé Chanel en septembre, l’humoriste française a choisi un tout autre sujet (plus lourd et plus sérieux que la mode) pour faire le buzz. Ou plutôt, le bad buzz. Accompagnée de deux hommes torses nus qu'elle tenait en laisse, Marie Benoliel, 28 ans, s’est rendue à la marche #NousToutes, contre les violences faites aux femmes qui avait lieu à Paris samedi 23 novembre.

La performance postée sur les réseaux sociaux, montre la comédienne dans le cortège, incitant les manifestants à donner des coups de martinet aux deux garçons avec de faux yeux au beurre noir.

«Ça fait du bien, je vous assure il aime ça. Parfois, il y en a qui meurent dans mes bras mais c’est passionnel», dit-elle lorsqu’une organisatrice lui demande de quitter la «zone non-violente».

Même s’il s’agit de second degré, Marie S’Infiltre a reçu de nombreux commentaires d’internautes choqués de sa démarche. Certains y voient une manière d’utiliser les violences faites aux femmes pour faire sa publicité. D'autres lui reprochent de mélanger pratiques BDSM et violences physiques ou sexuelles. Et puis, il y a ceux qui se disent consternés du manque de respect envers les victimes de féminicides.

Interrogée par «Le Parisien», la militante féministe Caroline de Haas, membre du mouvement #NousToutes, estime que cette performance «montre sa méconnaissance crasse de ce que sont vraiment les violences sexuelles.»

La comédienne a répondu aux critiques par le biais d’Instagram: «Non je ne me moque pas des personnes qui vivent des drames, je ne jouis pas de la méchanceté, non je ne caricature pas les femmes qui meurent sous les coups de leur conjoints. Je prends juste un sujet et je le montre différemment, avec un autre ton, un regard différent. Nous sommes dans l'ère de la moralisation extrême, celle prescrite par un magistère moral sur lequel il faut s’aligner: s’émouvoir pour la même chose, se scandaliser pour les mêmes faits, penser pareil partout et tout le temps. C’est mon combat de révéler combien il peut être dangereux d’épouser cette uniformité des comportements. Combien il est important de prendre un sujet dramatique et de le détourner. À ma manière.»

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