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Emmanuel Coissy

L’hiver, haute saison du kayak

par Emmanuel Coissy

25 JANVIER 2020

Voyage

On pagaye, par tous les temps, sur le lac de Brienz (BE). Nos reporters, Marie-Adèle et Emmanuel, tentés par l’expérience, ont bravé les eaux glacées.

Enfiler une combinaison étanche, c’est une aventure en soi. «Si l’eau s’infiltre, c’est cuit», dis-je pour évacuer de mon esprit cette perspective glaçante. L'exercice dure environ dix minutes en suivant les instructions de Dave Storey. Ce Britannique, âgé de 38 ans, dispense des cours de kayak sur le lac de Brienz (BE) dont la température oscille entre -1 et 0°C, cette semaine. Ce natif de Manchester propose l'excursion quelle que soit la saison, depuis 7 ans.

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Emmanuel Coissy

«Ça peut paraître étrange, mais j’ai davantage de demandes en hiver», assure-t-il en choisissant la couleur des coques et des pagaies qui s'accorde le mieux avec la combi jaune et le gilet de sauvetage rouge que ma collègue, Marie-Adèle, et moi-même avons revêtus. Mercredi, nous sommes partis à l’aventure parce que notre curiosité avait été titillée par cette excursion originale.

Les conseils avisés et la surveillance attentive de Dave nous rassurent, notamment lors de la mise à l’eau, moment où nous peinons à trouver l’équilibre. La douceur du prof, qui s’exprime en anglais, met à l’aise les néophytes que nous sommes. Il est 14 heures et le soleil brille. Tout est paisible. On entend au loin le chant des oiseaux et le train qui serpente à travers la forêt. Tout, dans ce décor alpestre, donne l’impression d’évoluer dans une carte postale.

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Emmanuel Coissy

Dave sert du thé à Marie-Adèle.

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Emmanuel Coissy

Des cookies... so British!

«L’excursion est maintenue qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente. Par tous les temps!», raconte celui qui est tombé amoureux de ce coin du canton de Berne où il a fondé une famille. «Je navigue ici tous les jours et je ne m’en lasse pas. À chaque fois, la lumière est différente, les montagnes aussi. La couleur du lac, un vrai miroir, varie sans cesse.»

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Emmanuel Coissy

Un collègue de Dave suit un autre groupe.

Après 30 minutes en kayak, nous avons pris de l’assurance. Les gestes sont fluides. Afin d’éviter de sursolliciter les bras, Dave nous expliquent comment contracter les abdos et appuyer les jambes dans l’embarcation. Nous profitons de ces instants et ne voyons pas le temps passer. Marie-Adèle lui demande l’heure. Il lit 15 heures sur l’horloge d’une église plantée sur la rive. «Ah, tu ne regardes pas le soleil?», persifle la citadine dont la répartie amuse le Britannique.

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Ma collègue l’interroge ensuite sur l’éventualité d’un accident. «C’est très rare que quelqu’un tombe à l’eau, assure le guide. Dans ces cas-là, je prends une photo en souvenir pour la personne et lui porte secours. Avec ma pagaie, je l’aide à remonter dans son kayak. Ça dure 40 secondes puis tout le monde continue la balade.» La nôtre s’achèvera une heure plus tard et, à regret, nous quitterons ce paradis.

Plus d’infos

Hightide Kayak School

Bönigen (BE)

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Marie-Adèle arrivée à bon port.

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