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Les ados qui dorment peu prennent des risques dans leur sexualité

par Margaux Habert

9 JUIN 2019

Health

Une étude américaine démontre le lien entre manque de sommeil et comportements sexuels à risque: oubli du préservatif, grossesses non désirées, mais aussi problèmes de drogue ou consommation abusive d'alcool.

Menée entre 2013 et 2017 sur 1850 jeunes (âgés de 16 ans au début des tests et 19 ans à la fin), l’étude publiée dans la revue «Health Psychology» met le doigt sur un problème de santé sexuelle liée à un nombre d’heures de sommeil insuffisant. Les ados ont besoin de dormir entre 8h et 10h par nuit, or rares sont ceux qui y parviennent. Ils sont une majorité à passer 7h30 dans les bras de Morphée, voire 6h35 pour les petits dormeurs. Selon Wendy M. Troxel, auteure de l’étude, les raisons sont variées: changements biologiques, horaires de cours, activités scolaires et parascolaires, pressions sociales…

Les scientifiques ont ainsi pu mettre en lumière le fait que les petits dormeurs (6h35 la semaine et un peu moins de 8h le weekend) étaient entre 1,6 et deux fois plus exposés à une vie sexuelle à risque. Celle-ci implique la multiplication de partenaires, des relations non protégées, la consommation de drogue ou d’alcool ou encore des grossesses non désirées.

Pour les ados qui ne compensent pas le manque de sommeil de la semaine durant le week-end et qui en profitent pour faire la fête, les risques sont même multipliés par 2,2.

Compenser le week-end

L’auteure de l’étude recommande donc aux parents de trouver un terrain d’entente avec leurs adolescents, soit compenser les heures de sommeil en retard durant le week-end, sans pour autant se priver d’une vie sociale épanouie. Elle suggère également que les écoles revoient leurs horaires de cours, et que ceux-ci ne commencent plus aussi tôt qu’aujourd’hui.

En Suisse, même si les experts du sommeil s'accordent à dire que les jeunes ont besoin de dormir plus, en pratique les avancées en ce sens ne sont que peu nombreuses. Bâle-Ville a ainsi repoussé le début des cours de 7h40 à 8h. À l'inverse, profs, parents et élèves se sont opposés à une mesure similaire dans le canton de Berne. Idem pour celui de Zurich, qui souhaitait pouvoir alléger les transports publics, bondés le matin quand pendulaires et ados s'y croisent, mais surtout améliorer les capacités scolaires de ses jeunes en les laissant dormir un peu plus tard.

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