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Le SOPK, ce syndrome que toutes les femmes devraient connaître

par Gina Buhl

28 MAI 2018

Health

Bien qu'une femme sur cinq en Suisse souffre d'un déséquilibre hormonal, peu de gens savent ce qu’est un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Il est temps de changer ça.

Souvent, on apprend qu'on est malade que lorsqu'on peine à tomber enceinte. Néanmoins, les symptômes se manifestent bien avant. Obésité, acné, croissance du système pileux ou menstruations irrégulières: voici les signaux qui ne trompent pas. Le diagnostic est alors sans appel pour une femme sur cinq en Suisse: il s’agit du syndrome des ovaires polykystiques, ou plus simplement SOPK.



Poly... quoi?


Cette appellation compliquée désigne un trouble hormonal qui conduit à une surabondance d'hormones mâles chez les femmes ‒ également appelées androgènes. En fait, avoir un certain nombre d'hormones mâles est normal. Mais en produire trop a un impact négatif sur la fonction et l'anatomie des ovaires. Dans le pire des cas, cela conduit à l'infertilité.

Plus précisément, le corps produit des follicules qui rétrécissent à cause des hormones mâles. Résultat: le cycle menstruel est perturbé et aucune ovulation n'a lieu. Difficile donc de tomber enceinte. Lorsque les follicules meurent, de nombreuses petites cicatrices se développent dans le tissu ovarien. A long terme, cela entraîne des modifications anatomiques de l'ovaire, ce qui nuit à sa fonction de producteur d'hormones. Selon des études récentes, le développement de ce syndrome est héréditaire.



La pilule comme solution


Pourquoi tant de femmes semblent ignorer qu’elles sont atteintes du syndrome? La pilule en est certainement la cause. Cette dernière inhibe la production d'androgènes et met les ovaires en mode veille. Une fois qu’on arrête de la prendre, le niveau d'hormones mâles augmente et l'ovulation s'arrête. Quant aux options de traitement, elles restent maigres. Beaucoup de femmes se voient obligées de prendre la pilule. Ou alors, on peut éventuellement aussi se faire prescrire des doses de cortisone.

Et toi, quel est ton sentiment par rapport à la maladie? Est-ce que toi ou l’une de tes proches êtes atteintes par le SOPK? Comment continuer à vivre malgré ce problème? Raconte-nous ton histoire en commentaire.
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