Menopause friday
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Un bébé à 70 ans, c’est (peut-être) pour demain

par Eva Grau

9 AOÛT 2019

Health

Des spécialistes britanniques de l’infertilité ont réussi à mettre au point une procédure qui permettrait aux ovaires de continuer à fonctionner jusqu’à vingt ans de plus. Une trouvaille qui ouvre de nouvelles perspectives pour les femmes.

Les femmes ont un Migros-data. Dit comme ça, ce n’est pas très flatteur. Et pourtant, c’est une réalité biologique: contrairement à celle des hommes, notre fertilité a une date de péremption. Généralement, celle-ci se situe autour des 50 ans. Mais cette deadline pourrait être décalée de plusieurs années. Voire plusieurs décennies, selon des spécialistes britanniques de la fécondation in vitro.

L’équipe de Simon Fishel, fondateur de l’entreprise ProFam, spécialisée dans les problèmes d’infertilité, a mis au point une technique médicale qui permet de retarder la ménopause, rapporte «The Guardian». Comment? En prélevant un morceau de tissu ovarien chez les femmes de moins de 40 ans, qu’on conserve ensuite à -150 degrés. Quelques années plus tard, l’échantillon sera réimplanté dans une zone très vascularisée du corps où il se mettra à libérer des hormones sexuelles, empêchant ainsi la survenue de la ménopause.

Neuf pionnières

Le succès de cette procédure, qui est déjà utilisée pour les femmes souffrant d'un cancer et devenues stériles à la suite d’une chimiothérapie, varie en fonction de l’âge de la femme sur laquelle elle est pratiquée. Selon le quotidien britannique, les tissus prélevés chez une femme de 25 ans pourraient retarder la ménopause de 20 ans et de 5 ans chez une femme de 40. Pour l’instant, neuf femmes ont déjà été opérées, précise le journal.

Exit l'horloge biologique

«Si les femmes de plus de 20 ans avaient systématiquement du tissu ovarien prélevé et stocké, elles pourraient potentiellement avoir accès à des milliers d'ovocytes si elles décidaient plus tard d'avoir des enfants», déclare Simon Fishel au «Guardian». L’avancée médicale de son équipe permettrait non seulement aux femmes d’être moins soumises à leur soit-disant horloge biologique, mais aussi de repousser les désagréments liés à la ménopause et aux années qui la précèdent comme les bouffées de chaleur, la baisse de la libido, les règles irrégulières et hémorragiques ou encore l’ostéoporose.

Reste que ce «miracle» a un prix: l’intervention coûte entre 8300 à 13’000 francs. Non remboursés par les assurances, ça va sans dire.

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