Nymphoplastie friday

La chirurgie esthétique au secours de la sexualité féminine

par Eva Grau

20 OCTOBRE 2019

Health

Plus besoin de présenter l’augmentation mammaire, la liposuccion ou le lifting. Mais les pros du bistouri peuvent aussi corriger les défauts des parties intimes. Les opérations dans cette zone du corps ont le vent en poupe. On t’en présente cinq.

  • La nymphoplastie.
    Aussi appelée labioplastie, cette intervention chirurgicale consiste en une réduction des petites lèvres. Suite à des accouchements ou pour des raisons génétiques, celles-ci sont parfois proéminentes et dépassent des grandes lèvres. Cette hypertrophie peut occasionner une gêne physique pendant les rapports sexuels, lors de la pratique de certains sports ou du port de vêtements serrés (strings ou maillots de bain, par exemple). La nymphoplastie permet de réduire les petites lèvres en retirant l’excédent de peau. Cette opération peut être pratiquée en ambulatoire, sous anesthésie locale, et dure en moyenne 45 minutes à 1 heure. Selon la Société internationale de chirurgie esthétique (ISAPS), la nymphoplastie arrive à la 16e place du classement des opérations plastiques les plus pratiquées dans le monde avec plus de 138’000 cas recensés en 2017.
  • La vaginoplastie.
    On parle aussi de lifting vaginal ou de «vaginal rejuvenation», rajeunissement vaginal en français. Cette intervention a le vent en poupe. Selon les statistiques de l’ISAPS, 68’000 vaginoplasties ont été pratiquées dans le monde en 2017. Cela correspond à 22% d’augmentation par rapport à l’année précédente. Mêmes les stars hollywoodiennes assument d’y avoir recours, à l’instar de Jada Pinkett Smith qui en a ouvertement parlé en 2018. La vaginoplastie permet de réduire le diamètre du vagin et de lui rendre sa tonicité. Elle est pratiquée sous anesthésie générale. Le chirurgien retend les muscles du périnée et injecte de la graisse dans les parois du vagin pour le rétrécir. Cette intervention permet de contrer le relâchement des parois vaginales suite à un accouchement par voie basse ou au vieillissement des tissus. Attention: on parle aussi de vaginoplastie dans le cadre d’un changement de sexe. Dans ce cas, l’opération consiste à créer un vagin et un clitoris à partir des organes sexuels masculins.
  • L’amplification du point G.
    Si l’existence du point G reste sujette à controverse, il y aurait, selon certains spécialistes, un tissu érectile, situé le long de l'urètre, sur la paroi antérieure du vagin, qui serait l’équivalent féminin de la prostate et interviendrait dans l’orgasme. En injectant de l’acide hyaluronique dans cette zone, on augmente les sensations lors des rapports sexuels, donc le plaisir vaginal. L’orgasme deviendrait alors plus facile lors de la pénétration (pour rappel, différentes études menées sur le sujet ont conclu que plus de deux-tiers des femmes ne jouissent pas par la pénétration seule). L’intervention se pratique sous anesthésie locale et dure une dizaine de minutes. Ses effets dureraient jusqu’à 6 mois.
  • La vulvo-périnéoplastie.
    Cette opération de chirurgie réparatrice permet de restaurer le périnée, par exemple lorsque celui-ci a été déchiré lors de l’accouchement. Elle est aussi indiquée en cas de lésions chirurgicales (épisiotomie), fissures vulvaires ou vulvites vestibulaires (aussi appelées vestibulodynie, il s’agit de vives douleurs provoquées par la pénétration). La vulvo-périnéoplastie permet d’améliorer la vie sexuelle des patientes opérées dans 90% des cas. Elle se fait sous anesthésie locale et dure entre 20 minutes et 1 heure.
  • La transposition clitoridienne.
    Cette curieuse expression décrit, en fait, la reconstruction du clitoris après une excision ou mutilation génitale féminine. On parle aussi de plastie clitoridienne. Cette opération de chirurgie réparatrice existe depuis le début des années 2000. Elle se fait sous anesthésie locale ou générale. Lors de l’excision, seule la partie externe du clitoris est coupée. Quand il pratique une transposition, le chirurgien sectionne le ligament qui rattache le clitoris interne au pubis, ce qui permet au clitoris interne d’avancer de plusieurs centimètres, puis il dégage ce dernier en retirant les tissus cicatriciels laissés par la mutilation. Comme les nerfs principaux sont toujours présents, l’opération permet de retrouver une sexualité normale dans 80% des cas. En Suisse, la reconstruction du clitoris est prise en charge par l’assurance-maladie. Pour rappel, selon l’UNICEF, au moins 200 millions de filles et de femmes vivant aujourd’hui dans le monde ont subi des mutilations sexuelles.
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