Julia Fory Pearl
Dr

La bodybuildeuse qui fait mentir les clichés

par Marie-Adèle Copin

31 JANVIER 2019

Entertainment

Julia Föry est une haltérophile suisse de 29 ans. Elle campe le rôle d'une culturiste dans le long-métrage «Pearl», qui sortira le 6 mars au cinéma. La réalisatrice Elsa Amiel s’est intéressée au monde du bodybuilding féminin pour mieux questionner le genre et la représentation des corps.

Trop musclées, trop masculines, trop «dégoûtantes», trop tout. Les bodybuildeuses féminines sont souvent traitées comme des freaks plus que comme des sportives. Avec «Pearl», la réalisatrice française Elsa Amiel signe un premier film qui se joue des clichés liés à la féminité et au monde du culturiste. Pour interpréter le rôle principal, elle a choisi Julia Föry, 29 ans, athlète culturiste suisse allemande qui effectuent ses premiers pas devant la caméra.

Le film raconte la finale compliquée d'une bodybuildeuse rattrapée par son passé. Le championnat auquel elle doit participer pourrait lui rapporter de l’argent. Sauf que son ex-mari vient lui confier de force son petit garçon qu’elle n’a plus revu depuis sa naissance, à quelles heures seulement de la compétition.

Dans la vraie vie, Julia est athlète de division physique. Elle a commencé la musculation lorsqu’elle avait 22 ans. A 24 ans, elle prend part à sa première compétition et, trois ans plus tard, devient «Women’s Physique-Winner Champion», titre décerné par la Fédération internationale de bodybuilding et de fitness.

«Plusieurs choses m’ont incitée à me lancer dans cette discipline, explique-t-elle au site Allocine. J’ai toujours été fascinée par le corps humain. J’ai toujours fait du sport. Et puis, la première fois que je me suis rendue dans une salle de gym, c’était à cause d’une blessure au dos suite à un accident. J’ai réalisé que c’était une façon agréable d’exprimer mes sentiments. Pour moi, c'est un peu comme de la méditation.»

Dans une autre interview accordée au magazine français «Brain», elle explique que les remarques et les regards sur son corps ne la touchent pas. «Je comprends ceux qui pensent que c’est bizarre, dégoûtant ou dérangeant. Je suis cool avec ça. Moi, je me sens bien comme je suis, avec mes muscles.»

Durant les compétitions, Julia doit se tartiner de tan, de paillettes, porter des talons et un bikini. «C’est l’affaire d’une journée. Tous les autres jours, je bosse dur et j’atteins des objectifs. Je ne réfléchis pas trop à mon look. Une semaine avant un tournoi, les athlètes ressemblent à de la merde. Et sept jours plus tard, ils sourient et brillent de mille feux. On met le masque de la perfection.» C'est ce masque qui l'a poussée à faire ce film. De son côté, la réalisatrice a voulu montrer que des éléments de la vie privée (dans le film, le fils) pouvaient remettre en question des mois de préparation dans une organisation ultra millimétrée.

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