Gwendolineest Une Coquine 4
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Cinq et un font six (épisode 7)

par Miranda Maxima

12 AOÛT 2018

Entertainment

Chaque dimanche durant l’été, Friday publie un volet de son feuilleton érotique narrant les folles aventures d’une jeune Nyonnaise qui éternue après avoir joui.

Cécile prit la main de Vanessa encore assoupie. L’orage de la nuit dernière avait été un bienfait au beau milieu de la canicule. Les deux filles étaient allongées, nues, sur le lit double de l’étudiante en psychologie. Cécile louait une mansarde, qu’elle partageait avec Styx, son chartreux, dans le quartier de Plainpalais, à Genève. La rue des Pavillons était à mi-chemin entre la faculté et L’établi, son café préféré. Certes, l’appartement lui coûtait un rein. Certes, c’était une étuve en ce mois d’août. Mais elle était enchantée d’en avoir trouvé un si bien situé. Il était 11h30, ce dimanche, quand Cécile se leva pour aller à la cuisine. Dix minutes plus tard, Vanessa s’éveilla en sentant le parfum du café que son amie venait de préparer. Cécile apporta deux tasses et s’assit à côté de celle qui avait ravi son cœur. Elles burent à petites gorgées et partagèrent une cigarette. C’était leur truc à elles. Ça faisait deux semaines qu’elles s’étaient rencontrées au Creux-du-Van. Après son coup de sang, la Glandoise était venue squatter chez la Genevoise.

«Tu te souviens qu’aujourd’hui on va voir ma copine Gwendoline sur la Riviera?, dit Vanessa. Je te propose de partir bientôt pour profiter au maximum de la journée là-bas.» Cécile acquiesça d’un hochement de tête. Vanessa aurait pu lui demander la lune, Cécile serait allée la lui décrocher. «Ma p’tite pantoufle!», lâcha Vanessa avec son accent vaudois, en lui pinçant la joue. Cécile, béate d’admiration, se blottit contre elle. Elle l’embrassa comme si sa vie en dépendait. Tant d’affection flattait Vanessa, qui avait besoin de se reconstruire après avoir été lourdée par Bryan puis sauvée d'une mort certaine par Cécile. Cette aventure était inattendue. Depuis son adolescence, elle avait réussi à refouler l’attirance qu’elle avait pour certaines femmes. Désormais, sa bisexualité n’était plus un fantasme. Cécile lui avait permis de vivre sa nature véritable.

Il y eut un smack. Puis deux. Ensuite, la bouche de Vanessa s’abandonna sur la gorge haletante de Cécile. Elle lui lécha l’oreille gauche: elle connaissait son point faible. Cécile gloussa. Elle rendit la pareille à sa bien-aimée. Cécile coucha Vanessa sur le dos avec tendresse. L’étudiante pencha sa tête entre les jambes de sa chérie et joua avec sa langue. Quelle agilité! Vanessa était transportée et pria Cécile de continuer son œuvre mais de lui offrir, à elle aussi, son sexe à déguster. Cécile n’attendait que ça. La tendresse rayonnait autour du couple. De longs soupirs de contentement résonnèrent sous les combles jalonnés de poutres. A travers les fenêtres ouvertes, on entendit au loin sonner les cloches de l'église Saint-Boniface. Il était midi.

C’est à cette heure-là que Sebastián sortit de la chambre de Jean-Victor. A la demande du riche héritier, le jeune médecin était venu l’ausculter dans son château à Caux. Gwendoline, qui trépignait derrière la porte, le pressa de questions sur l’état de son compagnon. L’interne était surpris par l’apathie du convalescent, mais ne pipa mot sur ses inquiétudes. Le rétablissement du trentenaire prendrait plus de temps qu’il ne pensait; il se contenta de répondre que Jean-Victor avait besoin de repos et que sa guérison était sur la bonne voie. Rassurée, Gwen proposa un rafraîchissement à Sebastian: «Nous avons de la citronnade maison. Installons-nous au bord de la piscine!» Face à l’assurance de la jeune femme, il imagina qu’elle était ici chez elle. La Nyonnaise n’était pourtant qu’une invitée. Leur discussion fut joyeuse et pleine d’allant. Ils se tutoyèrent naturellement. Gwen, étendue sur un transat, portait un ravissant bikini cerise à pois blancs. Sa tête était coiffée d'une large capeline en paille dessinée par un créateur français dont elle était incapable de retenir le nom. Elle minaudait. Le médecin, qui avait ôté son T-shirt, dévoilant un torse d'athlète, fut séduit. Il aima sa fraîcheur et sa plastique de rêve. Son sexe, dont il réprimait l'érection, trahissait son désir, qui ne fut que passager. En fait, il pensait encore aux nuits qu’il passait avec Judith. A côté d'elle, Gwen, aussi sexy fût-elle, demeurait une gamine insignifiante.

La conversation de Gwendoline et Sebastián fut interrompue, peu après 3h, par l’arrivée de Vanessa et Cécile. Gwen et Vaness, qui ne s’étaient pas revues depuis plus d’un mois, au Montreux Jazz, se prirent dans les bras. On fit les présentations et le quatuor s’entendit à merveille. Ils rirent beaucoup. Ils avaient complètement oublié Jean-Victor, qui gardait le lit, veillé par le fidèle Cartier, son labrador. Gwen invita ses trois amis à souper dans le jardin. Tous acceptèrent. Elle courut vers le maître de maison pour l’exhorter à se joindre à eux. Peine perdue: il était trop faible. Hôtesse malgré elle, Gwendoline donna des consignes à Madame Darbellay, l’excellente cuisinière du domaine. Le repas sous les étoiles fut une réussite. Ils s’amusèrent et burent abondamment. Il était 2h30 quand ils se rendirent compte que le temps avait filé. «Déjà!», s’exclama Sebastián. Tous étaient désemparés à l'idée de se séparer. Gwendoline régla le problème: il était plus raisonnable que les convives passent la nuit sur place. Le personnel, qui dormait debout, s'occupa de leur installation.

Depuis son retour à Caux, le couple formé par Gwendoline et Jean-Victor faisait chambre à part. Après avoir pris une douche glacée, la belle, un peu dégrisée, pensa aux regards que Vanessa et Sebastián avaient échangés à table. Pour elle, cette histoire avec Cécile n’était qu’une passade, bien qu’elle ait toujours soupçonné les penchants bisexuels de sa meilleure amie. Un grand linge ceignait le corps de Gwendoline quand elle se posa sur son lit. C’est là qu’elle sentit une main gantée glisser sur sa bouche. «Tu croyais pouvoir m’échapper, salope?» Les cris de la malheureuse furent étouffés par l’individu. Elle se débattit sans réussir à se dégager. Dans la pénombre, elle distingua le visage de son amoureux et comprit qu’il s’agissait, en réalité, de son jumeau Jean-Marie. Le lendemain matin, on constata l'étonnante disparition de Gwen. Sebastián, qui souffrait d’une terrible gueule de bois, prit deux Aspégic 500 et se résolut à aller voir Jean-Victor pour lui en parler. Dans son état, comment prendrait-il la nouvelle…

Retrouve le prochain épisode de «Gwendoline est une coquine» dimanche 19 août.


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Vanessa va-t-elle quitter Cécile pour sortir avec Sebastian? Dans le courant de la semaine, tu pourras orienter la suite du feuilleton en participant à notre sondage en story sur Instagram. Reste connectée!

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