Gwendolineest Une Coquine 4
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Le mystère du grain de beauté (épisode 3)

par Miranda Maxima

15 JUILLET 2018

Entertainment

Chaque dimanche durant l’été, Friday publie un volet de son feuilleton érotique narrant les folles aventures d’une jeune Nyonnaise qui éternue après avoir joui.

Habile, la langue de Jean-Victor fourrageait les chairs intimes de Gwendoline. Une sensation électrique traversait le corps de la jeune femme. La paume du riche héritier ondulait sur ses cuisses, remontait jusqu’à ses fesses et remodelait ses seins. Il n’était jamais avare de caresses et développait une imagination folle pour que les préliminaires, originaux et délicats, soient un pur délice. Il faut dire que la chambre du château de Caux où ils s’étaient retranchés depuis trois jours était faite pour l’amour. La lumière estivale jouait avec le mobilier XVIIIe dans cette pièce dont la hauteur sous plafond avoisinait les cinq mètres.

Les draps en lin fleuraient bon le musc blanc. Gwen trouvait merveilleux d’être debout et de s’agripper à un pilier du lit à baldaquin, les jambes entrouvertes pendant que son amant, assis en tailleur, la faisait mourir de plaisir. La bouche du beau gosse allait et venait des lèvres à l’anus. La jeune femme était en transe. Une fois, l’étalon frotta son gland turgescent contre la lune, si jolie, si rose, si humide. Le vit disparut, absorbé par le désir de Gwen. C’était miraculeux de les entendre gémir à l’unisson. Il y eut un double râle. Ils avaient joui de concert. Elle éternua.

Les jours passèrent sans qu’il y eut une seule ombre au tableau. Quoique… Une après-midi, au bord de la piscine extérieure, le garçon s’était laissé aller. Il avait donné une fessée à la jolie brune qui dormait sur un matelas gonflable en forme de licorne. «C’est pour rigoler», avait-il dit. Davantage surprise que blessée dans son amour-propre, elle pensait encore que son prince charmant était incapable d’un tel emportement. Gwendoline était amoureuse et Jean-Victor semblait partager son sentiment. Le maître des lieux avait donné son congé à la domesticité. Le couple pouvait donc donner libre cours à son imagination dans tous les recoins de la résidence.

Un matin, alors qu’ils prenaient une douche ensemble, elle s’était alarmée de ne plus voir le grain de beauté que Jean-Victor avait sur l’aine. Le lendemain matin, la tache cutanée avait réapparu. Gwen crut qu’elle commençait à perdre la tête. Le surlendemain vers midi, son chéri lui dit qu’il devait s’absenter pour une affaire urgente et qu’il serait de retour dans deux heures au maximum. Sitôt qu’il eut déguerpi, elle appela Vanessa, celle qu’elle prenait pour sa meilleure amie, qui lui conseilla de prendre contact avec Monsieur Horace, un médium géobiologue, habitant La Brévine.

Elle composa son numéro. Trois sonneries, puis elle entendit une voix lointaine, gutturale: «Allôôôô!». Après s’être présentée, elle expliqua la raison de son appel. Silence. Elle eut peur. La Vaudoise ne comprit pas immédiatement ce que le Neuchâtelois lui disait. Les deux correspondants surent néanmoins surmonter l’entrave qu'était leurs accents respectifs. Il affirma que la vérité sur le mystère du grain de beauté lui serait révélée dans la salle la plus au nord du château. Elle le remercia et raccrocha.

Grâce à la fonction boussole de son smartphone, Gwen découvrit que la pièce en question était la bibliothèque. Elle s’y rendit. La quiétude du lieu lui plut. Elle aima les fauteuils en cuir capitonné. Elle s’étonna qu’on pût avoir autant de vieux bouquins chez soi. En passant devant une glace, elle remarqua qu’elle avait mangé son rouge à lèvres. Elle dégaina son bâton et, pour mieux se maquiller, poussa un des deux bougeoirs ornant le cadre doré du miroir. Elle entendit un bruit mécanique, recula en poussant un petit cri. Un pan de la bibliothèque s’ouvrit pour laisser apparaître une chambre secrète. Elle s’avança à l’intérieur, attirée par un grande toile. C’était le magnifique portrait de deux adolescents blonds. Horrifiée, elle s’écria: «L’enfoiré! Il a un jumeau!» Et elle laissa tomber son stick de rouge à lèvres qui dessina un arc de cercle sur le parquet ciré...

Retrouve le prochain épisode de «Gwendoline est une coquine» dimanche 22 juillet.


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Gwendoline peut-elle pardonner à Jean-Victor et à son jumeau d'avoir abusé de sa crédulité? Dans le courant de la semaine, tu pourras orienter la suite du feuilleton en participant à notre sondage en story sur Instagram. Reste connectée!

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