Gwendolineest Une Coquine 4
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Du malheur naît parfois le bonheur (épisode 2)

par Miranda Maxima

8 JUILLET 2018

Entertainment

Chaque dimanche durant l’été, Friday publie un volet de son feuilleton érotique narrant les folles aventures d’une jeune Nyonnaise qui éternue après avoir joui.

«Vous devriez vous couvrir!» Madame Pahud, voisine octogénaire à tendance concierge, lorgnait sur le minishort de Gwendoline. L’ingénue le portait avec un débardeur ample, sans soutien-gorge. La vieille suivait de près ce qui se passait sur le palier.  «Vous éternuez beaucoup. Vous avez dû prendre froid, Mademoiselle.»


La jeune femme rougit à l’idée que son secret ait été découvert par celle qui l’espionnait sans cesse. Cela faisait une semaine que Bryan dormait chez Gwen et qu’ils faisaient l’amour toutes les nuits. Elle adorait caresser ses fesses musclées et ses cuisses d’airain. Les éternuements de Gwen succédaient aux gémissements de bonheur. Elle était ravie d’avoir mis la main sur un homme à l’écoute de ses désirs.

Elle répondit à Madame Pahud que la canicule l’empêchait de se vêtir davantage et qu’elle consulterait un médecin. Elle la salua et se précipita à la gare de Nyon où elle prit in extremis le RegioExpress pour Rolle. Elle n’avait menti qu’à moitié quand elle disait qu’elle verrait un docteur, car elle se rendait à l’Hôpital de Rolle où Bryan avait été admis le matin même.


Le malheureux avait détraqué son appareil digestif à force de boire l’eau du Léman, supposée aphrodisiaque. Dans la foulée, il avait contracté une pneumonie. «Un comble, alors qu’il fait 34°C!», s’indigna la Nyonnaise. Elle avait voulu réconforter son amant en lui apportant des fleurs. Il fumait un paquet par jour: son état était critique. Le spécialiste avait ordonné l’hospitalisation. Lui d’ordinaire si vigousse, elle le retrouva affaibli dans un lit. Il faisait chambre commune avec un grabataire. 

Elle était en larmes en sortant du service de pneumologie. Bien que peu versée dans la religion, elle joignit les mains et s’exclama: «Mon Dieu, faites qu’il guérisse!» Elle traîna ses sandales jusqu’au Paddle-Center. Là, elle s’assit sur un banc face au lac. Se croyant seule, elle pleura derechef.


«Prenez un mouchoir!» Quelle était cette voix mâle? Elle releva la tête et ne distingua pas son interlocuteur qui était à contre-jour. Mais sentit son parfum boisé. Elle admira sa taille athlétique, sa chemise à rayures, ses mains soignées, sa dentition parfaite et ses yeux bleu glacier. Gwen saisit le carré blanc qu'il lui tendait, en se maudissant de se moucher de façon si sonore.


«Je m’appelle Jean-Victor. Puis-je m’asseoir à côté de vous?» Elle acquiesça et, après les présentations d'usage, lui conta ses malheurs. Jean-Victor la consola et même la fit rire. Elle comprit rapidement qu’il était ce riche héritier que sa mère avait si souvent admiré dans «L’Illustré». Le jeune trentenaire lui glissa qu’il avait deux places pour le concert de Deep Purple, le soir-même au Montreux Jazz, et qu’il serait charmé qu’elle l’accompagnât. Ils échangèrent leurs numéros et se donnèrent rendez-vous à 19h45 devant l’entrée principale du Stravinski.

Dans un message vocal, elle raconta cette aventure à Vanessa, sa meilleure copine. En réalité, l’amie était jalouse de Gwen. L'hypocrite haïssait ce physique sculptural qui, par contraste, ne faisait qu’accentuer la banalité du sien. Il était 18h quand les deux filles se retrouvèrent à Montreux pour boire un verre sur les quais. Elles parlèrent de tout et de rien. Vanessa partit aux toilettes et tomba sur Bruno, un simple d’esprit qu’elle avait connu enfant à Gland. Il était rougeaud et son haleine fétide.


Cet égaré était un obsédé sexuel notoire. Sachant qu’il en pinçait pour Gwen, elle lui indiqua l’endroit où il la trouverait. Il courut à elle. Grimpant sur sa proie, il lui arracha un bout de son crop-top. Elle hurla et s’enfuit, terrorisée, à travers la foule, pendant que l’affreux bonhomme la poursuivait.


Bam! Ce fut la collision. Un peu sonnée, elle reconnut Jean-Victor qu’elle venait de bousculer. Quel heureux hasard! «Protégez-moi!, supplia-t-elle. Un boulet me poursuit!» A la vue du grand sportif, Bruno comprit qu’il ne serait pas de taille et détala. Bien que sauvée, Gwen n’avait plus envie d’assister au concert.


Son héros lui proposa à la place de l'emmener chez lui dans son coupé. Elle accepta. Il vivait seul dans un château à Caux. Ils s’assirent dans le jardin, où on leur servit un rafraîchissement. Il lui caressa l’avant-bras. Elle frissonna. Il l’embrassa. Ils tombèrent à genoux sur la pelouse fraîchement tondue. Elle aimait cette odeur d’herbe coupée.


Elle déboutonna la braguette du bermuda et joua avec son pénis en érection. Elle le dégusta pendant qu’il s’occupait de son coffre au trésor. Sur le sol, leurs corps nus formaient un 69. Jean-Victor retourna Gwen à la force d’une seule main. Elle sentit son torse velu sur sa peau, son membre chaud glissa en elle. Il lui dévora la gorge. Son héros était divin. Quelques minutes plus tard, elle éternua au moment où l’arrosage automatique se mit en marche…


Retrouve le prochain épisode de «Gwendoline est une coquine» dimanche 15 juillet.


Clique ici pour lire le 1er épisode!


Gwendoline tombera-t-elle amoureuse de Jean-Victor? Dans le courant de la semaine, tu pourras orienter la suite du feuilleton en participant à notre sondage en story sur Instagram. Reste connectée!

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