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AFP

A faire le yo-yo avec son poids, on risque sa vie

par Eva Grau

8 NOVEMBRE 2018

Health

Selon une vaste étude coréenne, les personnes dont le poids, la glycémie et le taux de cholestérol varient beaucoup ont 127% de risques en plus de mourir prématurément.

On l’a dit et répété: les régimes yo-yo, c’est mauvais pour la santé. Une étude coréenne menée sur plus de 6 millions de personnes le confirme une fois encore. Selon ces travaux, les personnes dont le poids, la glycémie (taux de sucre dans le sang), la pression artérielle et le taux de cholestérol varient de plus de 5% voient leur risque de décéder prématurément augmenter de plus de 127%. Elles ont aussi 43% de risques en plus d’avoir une crise cardiaque et 41% de risques d'avoir un accident vasculaire cérébral (AVC).

Pour arriver à ces résultats (publiés dans «Circulation», journal de l’American Heart Association), les chercheurs ont analysé, sur une période moyenne de 5 ans et demi, l’état de santé de personnes qui, au début du suivi, n’avaient jamais eu ni infarctus ni diabète, hypertension ou cholestérol. A chaque contrôle médical (trois au minimum sur la période de suivi), le poids, la glycémie, la pression artérielle et le taux de cholestérol des patients ont été mesurés.

Un phénomène global

Les chercheurs ont constaté que les participants dont les mesures variaient le plus (en augmentant ou baissant) mouraient plus jeunes et avaient plus fréquemment des attaques cardiaques ou cérébrales. Toutefois, l’étude n’avance aucune hypothèse expliquant pourquoi les mesures des patients ont fluctué durant la période d’observation, raisons qui pourraient être liées au taux de mortalité accru.

Autre bémol: ces travaux n’ayant été menés que sur des Coréens, il est impossible de savoir si leurs résultats peuvent être extrapolés pour des personnes vivant dans d’autres parties de la planète. «Toutefois, plusieurs études sur le même sujet menées précédemment sur d’autres populations suggèrent qu’il pourrait s’agir d’un phénomène global», commente le Dr Seung-Hwan Lee, professeur d’endocrinologie à la Catholic University of Korea, à Séoul, et auteur principal de l’étude.

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