Noella Rognee
Instagram zoella

Les jeunes pensent que pour devenir riche, il faut être youtubeur

par Eva Grau

23 AOÛT 2018

Job & Budget

Selon une étude britannique, les étudiants pensent qu’ils gagneraient deux fois plus en postant des vidéos sur internet qu’en bossant comme banquier ou avocat. A tort ou à raison?

Pour faire fortune, il faut devenir youtubeur. Du moins, c’est la conviction des étudiants britanniques. Selon un sondage menée par le réseau estudiantin UNiDAYS, les jeunes qui veulent faire carrière en posant des vidéos sur le Net estiment leur salaire de départ annuel à près de 70’000 francs. Soit deux fois plus que les futurs ingénieurs, banquiers ou médecins.


Selon le journal britannique «Metro», les ambitions salariales des étudiants interrogés seraient conditionnées par le succès d’influenceurs anglais comme Zoe Sugg (alias Zoella) et Alfie Deyes. Le couple figure parmi les youtubeurs les plus connus au monde et vit à Brighton, sur la côte sud de l’Angleterre, dans une splendide maison estimé à 1,2 million de francs.

Pointless
Instagram pointlessblog

Le quotidien rappelle que Zoe Sugg a été sous le feu des critiques au cours des deux dernières années. On lui reproche notamment de ne s’être pas présentée à un événement YouTube hors de prix, d’avoir menti à ses fans sur sa participation réelle à l’écriture de son premier livre (intégralement rédigé par un prête-plume) et d’utiliser ses vidéos pour vendre des produits à des enfants influençables.

«Les vies séduisantes des youtubeurs et influenceurs sont constamment exposées dans les médias sociaux, aussi il n’est pas surprenant que les étudiants qui veulent suivre leurs traces visent des salaires plus élevés que ceux se préparant à des métiers traditionnellement bien payés mais exigeant des années d’études rigoureuses», explique Mai Fenton, vice-présidente du marketing chez UNiDAYS à «Metro».

Zooee
Instagram zoella

Ce d’autant qu’une vie de vlogger ne demande ni qualifications, ni formation onéreuse, précise le journal. Rien d’étonnant à ce que les sondés pensent que la popularité et la prospérité des youtubeurs à succès sont à leur portée. En 2017, une autre enquête, réalisée par l’agence de voyages First Choice, avait déjà établi que les trois quarts des jeunes âgés de 6 à 17 ans seraient intéressés par une carrière de vlogger.


Le journal britannique met toutefois en garde: le succès sur les réseaux sociaux peut n'être un feu de paille. Il est quasi impossible de garantir la popularité ou un nombre d'abonnés fidèles. En outre, YouTube est saturé par les jeunes qui veulent marcher dans les pas de leurs stars préférées.

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