Chewing gum fertilite friday
iStock

On pourrait bientôt connaître ses jours de fertilité en… mâchant un chewing-gum

par Eva Grau

14 OCTOBRE 2019

Health

Au Danemark, une équipe de chercheurs planche sur un projet de chiclette «intelligente» qui changerait de couleur lorsqu’on la mastique au moment du cycle le plus propice à une grossesse.

Adieu thermomètre pour prendre sa température et auto-test de fertilité vendu en pharmacie. Bientôt, quand une femme voudra savoir quel est le meilleur moment de son cycle pour tomber enceinte, il lui suffira de mâcher un chewing-gum. L’Université de Copenhague travaille actuellement sur l’élaboration d’une chiclette «intelligente» qui change de couleur en fonction des hormones produites par celle qui la mastique.

Un goût de cire

Selon «The Guardian», les chercheurs visent à remplacer le bicarbonate contenu dans le chewing-gum par des récepteurs à hormones capables de mesurer les taux d’œstrogène, de progestérone et de lutéine présents dans la salive lors de l’ovulation. «Nous devons vérifier si l’ingrédient actif survit dans la gomme, puis nous ajouterons des arômes», explique Anett Stèger, l’une des chercheuses. Mais les scientifiques ont encore du plain sur la planche, fait remarquer le quotidien britannique: leur premier prototype a un goût de cire.

Les chercheurs sont aussi en train d’élaborer une app pour smartphone qui devrait faciliter l’interprétation de la couleur du chewing-gum. Ils précisent par ailleurs que ce dernier sera biodégradable.

«Le but, c’est que la chiclette soit emballée dans un packaging très discret, qu’elle soit disponible dans les supermarchés dans différents parfums et qu’elle soit beaucoup, beaucoup moins chère que les tests d’ovulation existants sur lesquels on doit uriner», explique Anett Stèger.

Le problème des OGM

Toutefois, la mise sur le marché pourrait rencontrer des difficultés dans l’Union européenne, craint «The Guardian». En effet, le futur chewing-gum contiendrait une biosenseur modifié génétiquement. Or, les OGM sont très strictement réglementés en Europe. Dans le cadre de leurs travaux, les chercheurs de l’Université de Copenhague ont donc sondé 1500 femmes: 90% d’entre-elles se disent prêtes à utiliser le futur chewing-gum malgré le fait qu’il contienne des OGM.

Surnommé «Ovulaid», le projet a été soumis au iGEM, le championnat mondial de biologie synthétique, qui s’ouvrira à la fin octobre à Boston (côte est des États-Unis). Il réunit une équipe internationale composée de 13 étudiants en biotechnologie et bioscience moléculaire originaires du Danemark mais aussi du Népal, d’Inde, d’Allemagne et de Hongrie. Plus de la moitié sont des étudiantes.

On te suggère aussi...
As-tu aimé cet article?
  • :(
  • J'adore! no Data :(
  • Hahaha! no Data :(
  • Wouah! no Data :(
  • Triste no Data :(
  • En colère no Data :(
  • J'adore!
  • Hahaha!
  • Wouah!
  • Triste
  • En colère