Joel mott Pih Lruks Ps unsplash
Unsplash Joel Mott

Vaccin contre la chlamydia pour les femmes: les premiers tests sont positifs

par Margaux Habert

26 AOÛT 2019

Health

Même si les travaux n’en sont qu’à leurs balbutiements, ils sont porteurs d’espoir car les infections sexuellement transmissibles (IST) comme la chlamydia sont en recrudescence.

Des chercheurs britanniques et danois sont peut-être en train de reléguer cette infection aux oubliettes. En tout cas, selon un article publié mi-août dans la revue «The Lancet Infectious Deseases», ils sont en bonne voie: les premiers tests de ce vaccin ont été menés et les résultats sont positifs.

Pour cette phase 1 de l’essai clinique, trente-cinq femmes qui n’étaient pas porteuses de la chlamydia ont été vaccinées par les chercheurs. Quinze d’entre elles ont reçu une formulation, quinze autres femmes une autre, et les cinq dernières ont reçu l’injection d’un placebo. Les médecins ont pu constater que la première version était celle qui permettait aux femmes concernées de produire le plus d’anticorps. Elle a donc été choisie pour la suite des recherches et pourrait à terme remplacer le traitement antibiotique.

La chlamydia est en recrudescence dans le monde et en Suisse

Selon l’Organisation mondiale de la santé, 131 millions de personnes sont infectées chaque année par la chlamydia. Elle touche particulièrement les jeunes entre 18 et 25 ans et plus spécialement les femmes. En Suisse, les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) sont même en augmentation: entre 2009 et 2018, chez les 20-24 ans, le nombre de cas dépistés a bondi de 2017 à 3294. Les femmes représentent 70% des personnes infectées et parmi elles, plus de la moitié ont entre 15 et 24 ans.

Selon Matthias Cavassini, infectiologue au CHUV, à Lausanne, cité dans le journal «Le Temps», «les jeunes sont mal informés sur les IST, ils confondent tout». Le médecin prône aussi une baisse des tarifs des dépistages, trop coûteux et dissuasifs pour le budget des jeunes. Le réflexe de se faire contrôler n’est pas automatique, ce d’autant plus avec la chlamydia, qui est une infection asymptomatique.

Reconnaître les signes de l’infection chez les femmes

Les femmes porteuses d’une infection aiguë à la chlamydia symptomatique verront en revanche des signes: pertes blanches, difficultés à uriner, douleurs dans le bas-ventre ou la zone intime, démangeaisons, règles irrégulières, saignements après les rapports ou encore métrorragies (saignements entre les règles).

Dépistée rapidement, l’IST se traite avec une prise d’antibiotiques; le ou la partenaire doit aussi s'y soumettre afin d’éviter de se contaminer mutuellement de nouveau. Non traitée, l’infection peut mener à des complications: maladies inflammatoires pelviennes (MIP), grossesses extra-utérines voire stérilité. Selon l’OFSP, sur 1000 infections, 171 femmes sont concernées par des épisodes de MIP, 2 par des grossesses extra-utérines, et 5 par la stérilité. Dans de plus rares cas encore, la chlamydia peut entraîner d’autres maladies.

Toujours selon l’OFSP, plus de 50% des hommes et entre 70 et 95% des femmes n’ont aucun symptôme. L’infection se transmet le plus souvent lors d’un rapport non protégé.

Pour trouver des conseils adaptés à sa sexualité, le site de Love Life propose un Safer Sex Check.

On te suggère aussi...
As-tu aimé cet article?
  • :(
  • J'adore! no Data :(
  • Hahaha! no Data :(
  • Wouah! no Data :(
  • Triste no Data :(
  • En colère no Data :(
  • J'adore!
  • Hahaha!
  • Wouah!
  • Triste
  • En colère