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Alors, c'est qui l'patron?

par Valentina San Martin

21 JANVIER 2019

Health

Au moindre petit bobo, ton mec croit sa dernière heure venue? Nan, il ne fait pas sa chochotte. C'est biologique. Des scientifiques viennent de démontrer que les femmes ont un seuil de tolérance plus élevé à la douleur que les hommes.

Douleurs menstruelles genre maux de tête ou maux de ventre ‒ endométriose pour les moins chanceuses ‒ épilation des sourcils, des gambettes et du maillot pour les plus courageuses, sans oublier l'accouchement, LA douleur ultime. Voilà une petite sélection des souffrances physiques que supportent les femmes. Et tout ça pour quoi? Parce que nous sommes plus résistantes à la douleur que ces messieurs (alors que nous sommes censées être le sexe faible). Il paraît que c'est biologique. Si, si.

Pour arriver à cette conclusion, publiée dans la revue scientifique américaine «Current Biology», des chercheurs canadiens ont réuni 41 hommes et 38 femmes âgés de 18 à 40 ans – ainsi que des souris mâles et femelles – auxquels ils ont infligé une légère douleur sous forme de chaleur sur l'avant-bras. Résultat: chez les humains comme chez les rongeurs, les mâles se sont avérés plus sensibles que les femelles. L’explication? La mémoire. En effet, les hommes, tout comme les souris mâles, garderaient un souvenir plus net d’une douleur passée. Ce qui provoquerait un pic de stress et une hypersensibilité instinctive à l’approche imminente d’une douleur similaire.

Aider les personnes souffrant de douleurs chroniques

Les scientifiques espèrent que leurs découvertes ouvriront la voie à de nouveaux traitements contre les douleurs chroniques, rapporte le journal britannique «The Sun». «Si la souffrance mémorisée influence la douleur chronique et que nous comprenons comment on se souvient de la douleur, nous pourrons peut-être aider certaines personnes atteintes en traitant directement les mécanismes qui composent le souvenir», a déclaré le Dr Loren J. Martin, l’un des auteurs de l’étude. Et son confrère, le Dr Jeffrey Mogil, qui a mené l'étude à l'Université McGill, à Montréal, de conclure: «Une chose est sûre, après avoir mené cette étude, je ne suis pas très fier de mon sexe.»

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