Sanctuaire du ramen

Umamido est un nouveau restaurant japonais à Genève. Il s'est spécialisé dans le ramen, soit des nouilles au bouillon. Emmanuel te fait découvrir ce lieu trendy.

Par Emmanuel Coissy

Sanctuaire du ramen
Image: Emmanuel Coissy La salle principale donne sur le boulevard Carl-Vogt.
04 Novembre '17
retour +31 -24
04 Novembre '17
retour +31 -24

Service de midi. Les tables demeurent. Les clients défilent. C’est à peine si ceux-ci se sont levés que ceux-là ravissent leur place. Le tournus est joyeux. Chacun est ravi de trouver un coin de banquette ou un bout de tabouret pour découvrir Umamido, nouveau restaurant japonais à Genève, où tout le monde se presse. Il a ouvert mercredi, non loin du Musée d'ethnographie. Sa spécialité, le ramen: des nouilles au bouillon. J’en compte huit à la carte, dont une portion enfant et une version végétarienne.

J'ai débarqué, jeudi, dans cette arcade claire, dont le décor évoque la concision du haïku. J’avais rendez-vous avec un ami, Marc, qui, comme moi, adore découvrir les derniers établissements. Entre les murs fraîchement peints, nous devisons sur la viabilité des jeunes pousses.

Le Ramen du chef avec du bacon et un kimchi maison.

Image: Umamido

Je ne me fais aucun souci pour la prospérité d’Umamido. La cuisine est délicieuse, maîtrisée. Les trois associés bénéficient de leur expérience estivale, acquise en marge du Montreux Jazz, où ils ont écoulé leurs plats depuis un food truck. Ils bénéficient aussi d'un savoir-faire éprouvé en Belgique: l'enseigne existe à Bruxelles et à Anvers, notamment.

Les trois garçons ont fait connaissance à l’Ecole hôtelière de Lausanne. Ils croient, à juste titre, que le ramen, trendy dans toutes les capitales mondiales, a aussi sa place à Genève. Ils ne sont pas les seuls à s'intéresser à ce créneau porteur. Je pense à l'Yukiguni (boulevard James-Fazy 4), inauguré en 2014, à l'Ukiyo (place De-Grenus 6), qui a ouvert l'année dernière, et au Susuru (rue du Stand 35), qui table sur le crowdfunding pour voir le jour.

Image: Emmanuel Coissy

J’ai opté pour le Ramen du chef (27fr.50), le plus cher du menu. Le plus riche aussi: bouillon, nouilles, tranches de porc, œuf mollet, bacon épais et kimchi maison (légumes fermentés). La quantité est généreuse. Quel délice! De son côté, Marc est enchanté par son Tonkotsu ramen (23fr.70), bouillon de porc consistant mijoté pendant 12h.

Chacun déguste son bol religieusement et tente, sans succès, de protéger ses vêtements contre les éclaboussures. Dommage que nous n'ayons pas de bavoir à disposition! Nous sommes contents d’avoir pris six gyozas (raviolis fris farcis poulet-légumes), en entrée, car le service est un peu débordé, donc lent. On est en période de rodage.

Le personnel est aimable et le lieu agréable, mais il a un défaut: il est bruyant. La salle principale, quand elle est pleine, se transforme en caisse de résonance où les voix s'entrechoquent. Les oreilles sensibles sont mieux préservées à l’étage, où se trouve une arrière-salle. La cuisine est ouverte sur l'espace de restauration. Bien qu'il y ait un système de ventilation, il faut se résoudre à sentir un peu la friture en sortant. Je regrette qu'il n'y ait pas de dessert à la carte. Ce sont des détails.

Umamido

Boulevard Carl-Vogt 63, Genève

Image: Emmanuel Coissy

Image: Emmanuel Coissy

Image: Emmanuel Coissy

Image: Emmanuel Coissy

Image: Emmanuel Coissy

A lire aussi