Cantine thaï

Soï est un restaurant inauguré il y a un mois dans le quartier des Pâquis à Genève. Marie-Adèle a succombé aux saveurs de la cuisine des rues de Bangkok.

Par Marie-Adèle Copin

Cantine thaï
Image: Marie-Adèle Copin La fresque a été dessinée par l'artiste genevois Christoffer Ellegaard.
07 Octobre '17
retour +30 -27
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On a l'impression de déambuler dans la capitale thaïlandaise lorsqu’on pousse la porte de Soï. Tabourets en plastique, tables en aluminium et néons colorés au plafond, cet établissement tout en longueur reprend les codes de la street food de Bangkok. D’ailleurs, Soï signifie «rue». Coïncidence? Je ne crois pas.

Sandrine et son compagnon Yuttakan m’y ont accueilli avec un large sourire. Ils se sont rencontrés là-bas justement. Elle est Genevoise, lui Thaïlandais. Elle est en salle, lui en cuisine.

Image: Marie-Adèle Copin

L’idée est de proposer des mets populaires de Bangkok en mettant l’accent sur les saveurs du nord du pays. Ici, il n’y a ni entrées ni plats. Tout se partage au fur et à mesure que les assiettes (entre 12 et 18 francs) sortent de la cuisine. Du coup, je guette le passe-plat sur lequel j’ai une vue imprenable et d’où s’échappent des parfums d’épices et de viandes grillées. Hhhmmmmm!

Image: Marie-Adèle Copin

Il faut absolument goûter la saucisse de porc Sai Ua aromatisée aux herbes et au curcuma. Les brochettes de poulet marinées au cumin et au lait de coco, sauce cacahuète… une dinguerie! Attention tout de même aux épices! A l'attention des personnes sensibles, un petit piment est dessiné sur le menu à côté des plats relevés. L’avertissement s'avère superflu, car, pour ma part, je trouve que tout est est équilibré. On sent bien la citronnelle dans la salade de tofu. Quant au porc mariné au rhum thaï, miel et épices, il vaut le détour.

Image: Marie-Adèle Copin

Je recommande de partager trois plats à deux, voire quatre pour les grands mangeurs ou pour celle qui a un copain morfal militant contre le principe du partage au restaurant. Et du côté des douceurs? D'habitude, les desserts thaïlandais ne me font pas rêver. Le morfal qui m’accompagnait, le jour où je m'y suis rendue, m'a poussé à les goûter. Il n’y en a que deux à la carte. C’est parfait, un chacun. J'ai commandé celui à la mangue et au riz collant. Pour lui, c'était glace maison à la noix de coco et cacahuètes grillés. C’est frais, la mangue est parfaitement mûre et le mélange avec le riz est délicieux. La glace a le vrai goût de la noix de coco et pas d’un arôme quelconque. Tout de même, j’ai un faible pour le dessert aux fruits. Le morfal qui m’accompagnait aussi. «Pas touche!»

Soï

Rue du Prieuré 6, Genève

Image: Marie-Adèle Copin

C’est frais, la mangue est parfaitement mûre et le mélange avec le riz est délicieux. La glace a le vrai goût de la noix de coco et pas d’un arôme quelconque. Tout de même, j’ai un faible pour le dessert aux fruits. Le morfal qui m’accompagne aussi. «Pas touche!»

Soï

Rue du Prieuré 6, Genève

  • Chez Soï, il vaut mieux réserver. Le restaurant affiche actuellement complet.

  • La fameuse saucisse thaïlandaise est faite maison.

  • Un petit tour de Tuk Tuk?

  • L'armoire magique du chef Yuttakan.

  • Les photos sont de l'artiste Thaïlandais Chardchakaj Waikawee.

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