La cour des délices

A Genève, la pâtisserie Christophe Berger dispose d’une terrasse cachée à l’arrière de la boutique. Emmanuel aime s’y rendre pour manger et observer les jeux de l'ombre et de la lumière.

Par Emmanuel Coissy

La cour des délices
Image: Emmanuel Coissy Six tables composent la terrasse.
17 Juin '17
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Il est des merveilles qui se dérobent aux regards profanes. La cour intérieure de la pâtisserie Christophe Berger est l’une d’elles. Peu de gens la connaissent. Pour la trouver, il faut traverser l’arcade. Au passage, on lorgne sur les vitrines remplies de douceurs, de pains joufflus et de salades composées. Il ne faut pas hésiter à ouvrir la porte du fond si elle est fermée.

Image: Emmanuel Coissy

On arrive à une terrasse adorable. En un instant, on quitte le quartier genevois de Plainpalais et son trafic routier. On a l’impression d’être à la campagne, chez Berger (LOL). Il y a des plantes çà et là. La façade d’un immeuble est recouverte de vigne.

C’est paisible. On a aussi l’impression d’avoir voyagé dans le temps, d’être revenu à une époque où l’activité agricole tutoyait l’industrielle dans ce coin devenu le centre-ville. C’est, sans doute, parce qu’il y a une baraque au fond de la cour. Que contient-elle? Mystère.  

Image: Emmanuel Coissy

J’aime venir ici le samedi matin. Quand la lumière et les ombres jouent dans ce jardin. Je commande du thé parfumé à l’osmanthus. Je mange des viennoiseries (succulentes) et un cake au fruit de la passion. Quand je me lève tard, j’attaque directement par une salade qui fait office de brunch.

Dans tous les cas, je termine par une pâtisserie. Aujourd’hui, c’était un macaron framboise-litchi, convoité par un moineau peu farouche. Je ne lui en n’ai pas laissé une seule miette.

Christophe Berger

Avenue Henri-Dunant 16, Genève

Image: Emmanuel Coissy

Image: Emmanuel Coissy

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