Quand Balenciaga copie... Ikea!

Le dernier tote bag de la maison française te rappelle quelque chose? C'est normal: il est largement inspiré du sac en plastique Ikea. Son prix: 2139 francs. Certains trouvent l'idée marrante, chez Friday, on trouve l'initiative ridicule.

Par Célia Héron

Quand Balenciaga copie... Ikea!
Image: Balenciaga Ça ne passe pas mieux avec les sabots.
19 Avril '17
retour +7 -30
19 Avril '17
retour +7 -30

Les mêmes proportions, la même couleur, presque les mêmes anses… non, tu ne rêves pas: le sac Arena de Balenciaga s’inspire bien du mythique modèle «Frakta» Ikea en plastique bleu. Celui-là même qui accessoirise ta tenue lors de tes après-midis d’errance dans le magasins suédois, en quête d’une étagère Billy en contreplaqué. A quelques petites différences près:  sa matière (du cuir), et son prix. La version luxe coûte la modique somme de 2139 francs (contre 75 centimes pour la version Ikea).

Loin de s’offusquer, une porte-parole de la chaîne suédoise y voit un bel hommage: «Nous sommes flattés que Balenciaga ait choisi de s’inspirer du sac culte réutilisable en plastique bleu. Rien ne vaut la polyvalence d’un grand sac bleu!» a-t-elle confié à Perez Hilton.

Le directeur artistique de Balenciaga, Demna Gvasalia, a fait de la transformation d'objets les plus banals sa marque de fabrique. Alors d'accord, on décèle bien une pointe d’humour, mais soyons francs: vendre plus de 2000 francs un pseudo sac Ikea en cuir sous couvert de clin d’œil pop culture, est une insulte aux consommateurs.

L'initiative n’est pas sans rappeler celle de la marque Vuitton et son «Cabas Barbès», lancé en 2007. Vendu plus de 1200 francs, il reprenait tous les codes du sac en plastique du quartier parisien éponyme. Un luxueux pied-de-nez aux plus modestes, pour un résultat plus vulgaire que drôle.

Puiser son inspiration dans la culture populaire, on n'a rien contre, mais seulement pour créer quelque chose de vraiment original. Moschino, qui reprend les codes de Candy Crush pour sortir une ligne fun et acidulée, prouve qu’on n’a pas besoin de copies conformes pour y arriver.

A lire aussi