Technologie du date

Une étude met en évidence la façon dont les célibataires de la génération Y envisagent leurs rencards. Les réseaux sociaux et le smartphone y jouent un rôle paradoxal.

Par Marie-Adèle Copin

Technologie du date
Image: AFP
12 Février '17
retour +20 -19
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Te rappelles-tu cette époque où tu avais un rencard avec un mec en ignorant à peu près tout de lui? Non? Bah, nous non plus. Aujourd’hui avec Facebook & Cie., on se pointe à un rendez-vous en connaissant déjà le nom de son chat, combien de frères et sœurs il a, et s’il est du genre à poster des statuts «Heading to Ibiza!» Avec emoji avion). Bref, on sait déjà plein de choses sur cette personne avec qui on s’apprête à dîner. Pourquoi? Parce qu’on l’a stalké. Ok, ok, pas stalké comme un criminel qui poursuit sa victime à la trace mais plus comme un espion de la NSA.

Une nouvelle étude américaine, à laquelle 5500 célibataires entre 18 et 34 ans ont pris part, montre qu’il faut être très attentive à ce que l’on poste sur les réseaux sociaux. Aux Etats-Unis, 42% des personnes interrogées sont sensibles au contenu des posts, 39% à la grammaire (sors donc ton Bescherelle!), 37% aux dents et au sourire et 35% aux vêtements. Oui, tout le monde se scanne via les réseaux sociaux et l’analyse va parfois très loin. L’autre jour, un ami a même réussi à me lancer: «Y a une fille à 20 K qui me drague sur Insta.»

En mode avion

Si les millennials (les individus de la génération Y) entretiennent une relation fusionnelle avec leur smartphone, paradoxalement, 75% des célibataires considèrent que répondre à son téléphone lors d’un premier rencard, peut provoquer un bad buzz et 66% ne veulent pas que leur partenaire envoie des SMS pendant un date.

Bref, il vaut mieux ne pas inviter son téléphone au premier rendez-vous. D'autant plus si l'écran est fissuré. Là, le mec perd 10 points d'un coup! 86% des filles interrogées jugent négativement un garçon qui a un smartphone tout pourri.

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