Dans l'atelier de Giroscope

Si son coup de crayon t'est familier, c'est normal: ses sérigraphies se retrouvent aux quatre coins de Lausanne, notamment dans les cafés branchés. Le Vaudois Pierre Andrey accueille Friday dans son atelier de Renens.

Par Célia Héron

Dans l'atelier de Giroscope
Image: Célia Héron
10 Janvier '17
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On l'a repéré en mâchonnant gaiement nos pancakes à L'Atelier, avenue de France à Lausanne, puis en buvant un latte au Black Bird au Flon, puis ici et là dans les rues... comme autant d'indices d'inspiration pop semés en ville pour mieux attiser notre curiosité.

Intriguée par son coup de crayon, on est allée rendre visite à Pierre Andrey, 27 ans, dans son atelier de Renens, qu'il partage avec d'autres jeunes artistes de la région.

Comment as-tu commencé à faire des sérigraphies? 

Pierre Andrey: J'ai toujours dessiné, en fait, j'ai toujours eu besoin de créer, c'est un peu mon exutoire. Assez jeune, je me suis orienté vers le graphisme, que j'ai étudié à l'Eracom (ndlr: Ecole romande d'art et de communication). Puis, petit à petit, j'ai pris goût à cette liberté de pouvoir faire ce que je voulais sans répondre aux demandes d'un client. J'ai passé de plus en plus de temps sur des projets plus personnels. Aujourd'hui, je fais ce qui me plaît, sans contraintes... et si cela intéresse des gens, alors tant mieux.  

C'est important pour toi, que ton art reste accessible? 

P. A.: Oui. Je trouve intéressante l'idée de la sérigraphie édition limités (entre 10 et 30 exemplaires pour chaque oeuvre), vendue entre 100 et 300 fr, et de proposer des objets que tout le monde peut avoir chez soi. Même si à l'avenir je produisais des créations plus conséquentes, je continuerais aussi à proposer des travaux accessibles à tous. J'ai de la peine avec la notion d'art exclusif réservé uniquement à ceux qui en ont les moyens.

Quel est ton processus de création?

P. A.: Très spontané! Je ne sais jamais ce que je vais dessiner avant de m'y mettre. Je laisse venir les traits et je regarde ce qui apparaît. J'aime essayer de nouvelles choses, l'idée d'avoir un style figé m'ennuie. J'essaie d'avoir un travail en constante évolution. 

Des projets?

P. A.: J'aimerais bien m'attaquer à des formats plus imposants, travailler sur des fresques vraiment plus grandes que celles que j'ai déjà réalisées. 

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