Ces instagrameuses qui s'acharnent sur toi

Si, toi aussi, tu es passée d’un compte privé à public, bienvenue dans le monde impitoyable des Instagrameuses! Notre rédactrice, Marie-Adèle, a été leur proie. Elle te donne des tips pour te débarrasser de ces parasites.

Par Marie-Adèle Copin

Ces instagrameuses qui s'acharnent sur toi
Image: Marie-Adèle Copin La duck face, c'est so #Août2015
12 Septembre '16
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Tu as un compte Instagram. Tu aimerais bien être populaire sur ce réseaux social. Avoir plus de 11 likes (lorsque les noms disparaissent), c'est le début de la popularité! Tu es persuadée que tes publications sont trop cool, qu'il y a une sorte de ligne artistique.

Tu utilises toujours le même filtre et des hashtags qui nécessitent une prise de tête aussi sévère que lorsque tu postules spontanément pour un job et que tu dois choisir un «sujet» pour ton mail. Et quand tu vas au resto, tu prends même le risque de monter sur les chaises pour photographier tes plats au grand dam de tes potes. Tes photos doivent donc être accessibles au monde entier! Alors tu choisis de passer d'un compte privé à public.

Et là, malheur... Tu découvres à quel point les instragrameuses sont de vraies hyènes assoiffées de followers et qu'elles te veulent parmi leurs abonnés. En plus, elles sont futées et ne reculent devant aucune stratégie pour te capter.

Quand des hipsters/instagrameurs brunchent ensemble.

Les situations à gérer

Je vais rarement explorer les publications des autres mais j’ai réalisé que plein de gens exploraient les miennes. Des gens inconnus au bataillon (parfois des profils douteux avec quelques photos de fesses et un simple lien qui invite à en voir plus), ont commencé à aimer mes photos. Mais les pires ce sont les blogueuses. Et quand je suis allée sur leur compte, j’ai réalisé qu'elles avaient des milliers de followers (qu'elles ont sûrement acheté).

Leurs photos sont cool (bien plus que les miennes) alors je les suis. Et BIM! Tombée dans le panneau. Elles, elles ne suivent pas mon compte. Elles sont comme le poisson abyssal qui attire ses proies grâce à un organe lumineux ... moi j’étais comme Dory dans «Némo»: «Oh! La jolie lumière!» Et CLAC! Je me suis fait bouffer.

Parabole exemplaire: Attirés par la lumière, Dory et Némo se sont fait avoir comme des bleus.

Au moment où j’ai compris la supercherie, j’ai décidé de ne plus me faire avoir. J’ai même utilisé leur stratégie: «Moi aussi je vais liker des photos au bol pour qu'on me suive.» Le pire c'est que ça marche. En plus, personne ne le voit alors tu t'en fous. Par contre, avoir plus d'abonnements que d'abonnés, c'est une verrue disgracieuse sur le  profil.

Mais là où ça devient flippant, c'est chez l'instragrameuse qui en veut vraiment. Une chasseuse de followers. Certaines ne m’ont pas lâchée. Elles commencent par aimer trois de mes photos d'un coup, pour être sûre que j’ai bien vu leur intérêt. Le lendemain, rebelote. Mais je ne bouge pas.

Elles continueront comme ça pendant quatre jours. Quatre jours, je te promets! Alors que la nana a 15 000 abonnés! Meuf, j'ai pas envie de suivre ton compte Insta pour voir des croissants-donuts. A croire qu'elle est prête à crever si elle ne gagne pas dix profils par jour. Il faut aussi imaginer qu'elle s'acharne avec une trentaine de personnes tous les jours comme ça. Elle attend que le premier craque. Un travail à plein temps.

La technique «Coucou! Regarde-moi, je suis là!»

Après, il y a la stratégie plus sneaky: «Je suis direct ton compte. Là, je suis sûre que tu me rendras la pareille. D'ailleurs, dans le langage «abonnés Nabilla», on appelle ça «rendre». «Suis-moi, je rends», peut-on lire sur 90% des commentaires de chaque photo de la starlette. Oui, c'est une statistique très précise. Oui, je vais lire les commentaires du profil de Nabilla. Et oui, je follow Nabilla.

Spot on! (@baptain_brunch)

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Mais les petites malignes ne s'arrêtent pas là. Elles ont beau s’être abonnées, dans deux jours, elles cliqueront sur: «Ne plus suivre.»

Au milieu de ces stratagèmes qui rendent complètement parano, un seul profil mérite un pins clignotant. Celui de Emma Watson. L'actrice ne publie pratiquement rien, 32 posts au total, 14 millions d'abonnés et 0 abonnement. La gloire par la paresse.

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