A fond la forme

Stefanie et Victoria sont des blogueuses qui résident en Suisse. Leur truc: la gym et l'alimentation saine. Friday a rencontré ces deux copines. Elles sont chou et elles pètent le feu.

Par Emmanuel Coissy

A fond la forme
Image: Stefanie Jung Stefanie Jung (à g.) et Victoria Sardain sont des modèles à suivre si on veut rester au top.
01 Février '16
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Nous nous sommes retrouvés dans un café de Genève. I Feel Bio est de ces lieux où on discute au calme devant un cappuccino au lait de soja et une infusion détox. Stefanie Jung et Victoria Sardain sont blogueuses. Sur le Net, elles partagent leur passion pour le sport et l’alimentation saine. Elles sont charmantes et on rêve de s’entraîner avec elles. D’ailleurs, on le peut en les suivant sur leurs sites et sur Instagram. La première, Stefanie, est Allemande, elle a 22 ans et vit à Berne. En marge de son blog, elle travaille pour Fit’n’Tasty, une jeune société lausannoise qui produit des jus de fruits. La seconde, Victoria, est Française, a 20 ans et réside à Lausanne. C’est là qu’elle se sont connues, plus exactement à l’Ecole hôtelière. 

Comment s’est passée votre rencontre?

Victoria: Je l’ai vue s’entraîner à la gym. J’étais impressionnée par ce qu’elle faisait. J’ai ensuite découvert son compte Instagram et j’ai décidé de l'inviter à prendre un verre. Nous avons commandé la même chose, un thé vert, et très vite nous sommes devenues amies.» 

Stefanie: «On avait des buts similaires: lancer un blog et courir les 20 kilomètres de Lausanne. Ce que nous avons fait.» 

Pourquoi ne pas avoir fusionné vos blogs?

Victoria: «Parce que nos approches sont différentes. Cela tient aussi à nos personnalités distinctes. Et puis, on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait. D’ailleurs nous allons bouger chacune de notre côté.»

Stefanie: «Oui, en avril, je pars m’installer à Sydney avec mon copain. C’est une grande expérience pour moi. J’ai senti que c’était le moment ou jamais pour me lancer.»

Victoria: «J’ai encore 2 ans avant le diplôme. Et le prochain semestre je vais aussi partir en Australie, mais à Brisbane, pour un stage. »

C’est quoi un bon blog?

Victoria: L'authenticité est l’aspect primordial. On doit vraiment tester ce dont on parler même si c’est difficile au début. Il faut aussi rester soi-même. La représentation de soi est l’autre grande difficulté. 

Stefanie: Exact! D’ailleurs, je crois que le meilleur moyen d’y parvenir est d’écrire comme on parlerait à sa meilleure amie: en toute transparence. De mon côté, j’ai été franche en évoquant les troubles alimentaires dont j’ai souffert il y a quelques années. 

Elles ont couru les 20 kilomètres de Lausanne.

Image: Stefanie Jung

Comment être blogueuse et préserver sa vie privée?

Stefanie: Tout est question d’équilibre. Le public peut savoir que je suis en couple avec un garçon, que je vais partir aux antipodes. J’avoue aussi mes faiblesse, les jours où rien ne va. Des gens m’écrivent pour en savoir plus mais je ne vais pas plus loin.

Victoria: La limite entre le privé et le public est ténue. Parce que l’exercice consiste à se présenter en tant qu’être humain avec ses forces et ses faiblesses. Il faut que le lecteur se sente concerné.

Il faut aussi lui raconter une histoire. Par exemple, quel est ton prochain challenge?

Victoria: Courir le marathon de New York avec mon papa, qui le fait en 4 heures. En ce moment, je cours beaucoup, je fais du yoga, du CrossFit et du T-Rex.

Ce sont des pratiques répandues. Y a-t-il des nouveaux trends?

Victoria: L’entraînement a évolué. Les filles découvrent les bénéfices de la musculation avec des poids. Il y a aussi beaucoup plus de programmes intenses mais de courtes durées. Cela a changé la façon dont on se perçoit. Une personnalité comme Kayla a été déterminante pour faire évoluer tout ça, notamment grâce au boot camp. 

Pourquoi vous faites-vous souffrir?

Victoria: Pour moi, c’est important sur le plan mental. J’ai envie de me dépasser surtout quand je ne vais pas bien. D’ailleurs, ça m’aide dans mes études. Quand j’y vais le matin avant les cours, je me concentre bien mieux en cours.

Tu en parles comme d’une drogue!

(Elles rient.)

Stefanie: On s’entraîne six fois par semaine. Ça me permet de me sentir mieux.

Tu te sens mal quand tu n’y vas pas? 

(Elle rit.)

Stefanie: Je n’en fais pas un drame. Pour revenir à ta question sur les nouveaux trends, je crois que les filles veulent surtout être toniques. La force n’est plus quelque chose qui les rebute. Et puis c’est un moyen de vivre des expériences avec autrui. On n’est pas obligée de rester dans son coin. On peut organiser des séances en groupe et c’est vraiment cool.

Une amitié solide entre deux battantes.

Image: Stefanie Jung

Justement, vous partez bientôt à Berlin pour assister à un show de Kayla avec des milliers fans.

Victoria: On a décidé ça à la dernière minutes, sur un coup de tête. Stef m’a écrit un message et j’ai répondu: On y va!

Stefanie: Il y aura beaucoup de monde mais on va essayer de se placer au premier rang et de lui parler. Ce qu’elle a réussi est incroyable. Elle est la première coach a être devenue une star.

Victoria: Et aller à Berlin, c’est vraiment un bonheur. Je me réjouis car je suis vegan. Là-bas, les restaurants spécialisés sont chose courante. Alors qu’en Suisse, ils se comptent sur les doigts d’une main.

N’hésite pas à me donner tes adresses!

Victoria: Promis! Dès notre retour.

D’ailleurs, savez-vous si, à Berlin, il existe des entraînements sur le mode du nightclubbing?

Stefanie: Je sais que ça existe à Londres. Mais, à Berlin... Aucune idée.

Victoria: C’est marrant que tu poses cette question parce que ça me rappelle mon oncle, qui vit à Singapour. Il s’habille en tenue de sport pour aller en boîte. Il bouge et boit de l’eau. Pour lui, c’est l’entraînement idéal.

C’est peut-être la gym du futur! Comment vous voyez-vous à 40 ans?

Stefanie: Je ne sais pas où je serai. Mais j’espère être une coach accomplie et pouvoir aider les gens qui rencontrent les difficultés que j’ai surmonté.

Victoria: J’aimerais vivre à New York et être à la tête de ma propre société.

On se bouge!

  • Image: Stefanie Jung

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